Pourquoi on construit le Lovable de la vidéo motion
Joey
Fondateur
19 mars 2026
4 min de lecture

Chaque grand lancement de produit mérite une grande vidéo motion. Mais aujourd'hui, en faire une est soit hors de prix, soit un calvaire.
Tu engages un motion designer pour 3 000 à 10 000 $. Tu attends deux semaines. Tu reçois quelque chose de magnifique — mais le temps que ce soit prêt, ta fenêtre de lancement s'est déplacée, ton message a changé, et tu as brûlé un budget que tu n'avais pas.
Ou alors tu ouvres After Effects, tu fixes la timeline, et tu refermes 20 minutes plus tard.
Il doit exister une meilleure façon de faire. On pense que oui, et on est en train de la construire.
Le vide que personne n'a comblé
L'IA a transformé le paysage des outils créatifs. Lovable fait naître une app web full-stack à partir d'un prompt. v0 fait pareil pour les composants d'interface. Midjourney et DALL-E ont transformé la création d'images d'un artisanat de spécialistes en une conversation.
Mais la vidéo motion ? Toujours coincée en 2019.
Les outils n'ont pas suivi. Si tu veux une vidéo motion produit de 30 secondes — celle avec des transitions léchées, des captures d'interface animées, de la typographie cinétique et un appel à l'action — tes options restent « payer beaucoup » ou « apprendre beaucoup ».
On construit Motionflare pour combler ce vide, en commençant par le cas d'usage où la douleur est la plus vive : les lancements de produit.
Pourquoi les lancements, pourquoi maintenant
Les lancements de produit sont un point de départ particulièrement adapté à ce problème :
Le format est bien défini. Une vidéo de lancement a une structure reconnaissable — accroche, problème, solution, fonctionnalités, CTA. Ce n'est pas du cinéma d'auteur à ciel ouvert. C'est un genre avec des conventions claires, ce qui le rend abordable pour une IA.
La demande est massive et mal servie. Chaque boîte SaaS, chaque indie hacker, chaque startup qui lance sur Product Hunt a besoin d'une vidéo motion. La plupart se rabattent sur un enregistrement Loom ou renoncent à la vidéo — non pas qu'ils n'en veuillent pas une belle, mais parce que le coût d'en produire une ne colle pas au rythme auquel ils livrent.
La vitesse compte plus que la perfection. Une vidéo motion à 80 % de la qualité d'un studio mais prête en 10 minutes vaut infiniment plus qu'une vidéo parfaite livrée deux semaines trop tard. Ceux qui livrent vite ont besoin d'outils qui avancent à leur vitesse.
Remotion l'a très bien dit
Remotion — le framework open source de vidéo programmatique — a récemment publié un article intitulé "Is Remotion building Lovable for Motion Graphics?". Leur réponse était un non très clair. Ils se voient comme la colonne vertébrale, la couche d'infrastructure. Et ils encouragent activement les builders à créer les outils grand public par-dessus leur technologie.
On a pris ça au sérieux. Pas comme un signal marketing, mais comme une vraie intuition sur l'endroit où la valeur se crée.
L'analogie de Remotion est affûtée : dans l'espace de la revue de code par IA, des dizaines de produits s'affrontent — CodeRabbit, Cursor, Copilot, Greptile. La compétition est féroce. Mais les fournisseurs de modèles d'IA en dessous gagnent quoi qu'il arrive, parce que tout le monde construit sur leur socle. Descends encore d'un niveau, et c'est NVIDIA qui gagne le plus.
Remotion veut être le NVIDIA de la vidéo programmatique. Nous, on veut être le Lovable posé dessus — la couche produit qui transforme une infrastructure puissante en quelque chose que tout le monde peut utiliser.
Notre pari
Voilà ce qu'on croit :
La création de vidéo motion suivra la même trajectoire que le développement web et la génération d'images. L'écart entre « ce que l'IA peut générer » et « ce que les humains acceptent comme qualité professionnelle » se referme vite. Pour des formats bien structurés comme la vidéo motion, on pense qu'on a déjà atteint le seuil.
La meilleure interface pour créer une vidéo motion, c'est une conversation, pas une timeline. Tu devrais pouvoir décrire ton produit, coller un lien, uploader quelques captures, et recevoir une vidéo prête pour la prod. Et si tu veux la retoucher, tu lui parles — « accélère l'intro », « adapte les couleurs à notre marque », « ajoute une section tarifs ».
Commencer étroit est la bonne stratégie. On n'essaie pas de remplacer After Effects. On ne construit pas un éditeur vidéo généraliste. On construit le chemin le plus rapide entre « je lance quelque chose » et « voici une vidéo que je suis fier de partager ». On élargira ensuite, mais le cas d'usage de la vidéo motion suffit à lui seul à bâtir un vrai produit.
Ce qu'on construit
Motionflare prend les informations de ton produit — une URL, une description, quelques captures — et génère une vidéo motion professionnelle en quelques minutes. Tu peux ajuster le style, le rythme et le message en langage naturel. À la fin, tu obtiens une vidéo à glisser directement sur ta page Product Hunt, ta landing page ou ton annonce Twitter.
Pas de timeline. Pas de keyframes. Pas de file de rendu. Décris ce que tu veux, et récupère une vidéo qui donne l'impression d'avoir engagé un studio.
On est au tout début, et il reste beaucoup à comprendre. Mais les pièces s'assemblent : l'infrastructure existe (merci Remotion et les autres), les capacités de l'IA mûrissent vite, et la demande est clairement là.
Si tu as déjà livré un produit en regrettant de ne pas avoir de vidéo motion, faute de temps ou de budget — c'est pour toi qu'on construit ça.